Archives de la catégorie ‘société’


 

TCHARMIL&


yamnaa

 

Yasmine Naciri, la gagnante du prix de la meilleure bloggeuse du Morocco Web Awards 2014 dît MWA a été sélectionnée comme finaliste dans la catégorie « favori du public français » dans The BOBs 2014 (Best of the Blogs)  un concours international de blogs organisé annuellement par la radiotélévision allemande DW.

Sur la plateforme destinée aux votes , the BOBs décrit l’auteur des « chroniques de Yamna » comme suit :

bobs yamna

Seule à représenter la blogoma en particulier et la jeunesse et femme marocaines en général lors de cette cyber-compétition internationale, Yasmine est première dans sa catégorie avec plus de 1400 votes suivi du blog camerounais de Biocamer (413 votes) traitant des questions d’environnement puis la page twitter du bloggeur sénégalais Cheikh Fall alias @Cypher007( 314 votes) et enfin le blog AFP Making Of avec 185 votes .

Dans une semaine, le verdict des 15 membres du jury sera donné. Les lauréats de cette 10ème édition des Bobs seront proclamés le 7 mai. Ceux qui auront été choisis par le jury seront invités par la Deutsche Welle à participer au Forum mondial des Médias qui se tient à Bonn du 30 juin au 2 juillet 2014. Ils recevront leur trophée dans le cadre d’une cérémonie le 30 juin. Cette année, le thème de la conférence est : « De l’information à la participation – Les défis pour les médias ».

Très bon courage Yamna !

 


La Cinémathèque de Tanger lance un nouveau projet participatif  « OPEN DOORS: The Cinémathèque de Tanger Film Collection « . Cette initiative lancée récemment est un appel d’aide urgente pour sauver leurs archives.

Leur collection compte plus de 1000 films permettant au public, professeurs, étudiants, chercheurs et réalisateurs d’avoir accès à une incroyable base d’archives culturelle et historiques. Ils ont besoin d’un nouvel espace pour accueillir au mieux le public et permettre la préservation et la protection du patrimoine cinématographique.

cinematheque tanger

Pour soutenir ce projet, la cinémathèque de Tanger utilise le premier site de Crowdfunding dans le monde arabe, ZOOMAAL. Elle  fait  ainsi partie des premiers au Maroc à utiliser cette plateforme.

« OPEN DOORS: The Cinémathèque de Tanger Film Collection « est à découvrir ici .


Fiabilité des chiffres des élections législatives, désignation du chef du gouvernement, islamophobie étrangère, opposition du RNI, sort du Mouvement du 20 février… L’avocat et professeur des relations internationales à l’université Mohammed V, Tajjedine Houssaini dresse, pour Le Soir échos une esquisse du Maroc politique de demain.

élections - Résultats
45,4%… C’est le taux de participation aux élections législatives. Comment interprétez-vous ce chiffre ?

Le chiffre est fiable, mais on ne peut en considérer l’importance que si on le compare avec les scores d’avant. En 2007, le taux avait atteint les 37%. Cette année, il a atteint les 45,4%. Faut-il le rappeler, en 2007, il n’y avait pas d’appel au boycott. Malgré cela, nous avons pu, cette fois-ci, cumuler 7 points de plus. Conclusion : l’appel au boycott n’a pas été suivi. Ce qu’il faut savoir maintenant, c’est que le problème ne réside pas dans les chiffres annoncés ou l’appel au boycott mais bien dans l’action des partis politiques. Ces derniers ont très mal joué leur rôle et donc leur crédibilité a été biaisée. Résultat : la montée du PJD, le plus «potable» de tous.

La victoire du PJD est-elle une surprise ?
Cette victoire était prévisible pour trois raisons. La première est que nous sommes dans une logique de « village planétaire » et nous ne pouvons pas être à l’abri de la mouvance du Printemps arabe, voire mondiale. Nous vivons une seconde vague après celle du tout-économique, la vague de la mondialisation politique. Deuxièmement, depuis sa création,  le PJD a toujours fait en sorte d’être une parfaite opposition. Cette dernière lui a donc accordé une très forte crédibilité. Troisièmement, le programme du PJD est assez réaliste et les membres du parti sont des personnes sérieuses et qualifiées. Leurs slogans se sont distingués par des messages luttant contre la pauvreté et la dépravation. Les gens sont sensibles à cela.

Les Marocains ont-ils voté par sanction ?
Peut être. Le peuple marocain est intelligent et il savait que le choix du G8 allait entraîner le pays dans un cercle vicieux… très dangereux. Le Maroc ne veut pas vivre les épisodes qu’a vécu la Libye ou l’Égypte. Il veut expéri menter un nouveau parti, avec une nouvelle idéologie et de nouveaux visages.

« Le PJD cherche une majorité confortable. Donc, toutes les alliances sont bonnes à prendre ».

La Koutla peut-elle refuser l’alliance avec le PJD ?
Je ne pense pas ! Car même avant les élections, l’Istiqlal a toujours eu des contacts avec le PJD. Benkirane a même dit dernièrement qu’il était prêt à tous genres d’alliances, hormis avec le PAM. Le PJD cherche une majorité confortable. Donc, toutes les alliances sont bonnes à prendre.

L’article 47 de la nouvelle Constitution n’est pas assez clair sur la désignation du chef de gouvernement par le roi. Quelle est votre lecture de cet article ?
D’après l’article 47, le roi a l’obligation de choisir quelqu’un du parti vainqueur, le PJD. Maintenant est-ce que le roi va choisir ou non le secrétaire général du PJD… ? Il a le choix de désigner qui il veut comme chef de gouvernement, du PJD, bien évidemment.

Tajjedine Houssaini : «<em> Depuis la création du PJD, il a toujours fait en sorte d’être une parfaite opposition. Cette dernière lui a donc accordé une très forte crédibilité </em>». Tajjedine Houssaini : « Depuis la création du PJD, il a toujours fait en sorte d’être une parfaite opposition. Cette dernière lui a donc accordé une très forte crédibilité ».

La nouvelle Constitution accorde assez de pouvoir au prochain gouvernement. Le PJD pourrait-il faire l’exception et oser dire non au roi ? 
Je ne pense pas que le roi se mettrait dans une telle situation. La nouvelle Constitution parle d’un gouvernement responsable de son activité. Même le roi, dans son discours du 9 mars, avait dit clairement que l’exercice de la responsabilité se fait à travers l’interpellation et la reddition des comptes.

Comment expliquez-vous ce retour au conservatisme, un peu partout dans le monde ?
Dans les moments de crise, chaque société se réfugie dans sa religion ou retourne à son référentiel ancestral. Le retour aux origines et à l’authenticité est une manière de se sentir plus en sécurité et de prendre un départ plus rassurant. Mais, le Maroc n’a jamais été extrémiste. Le PJD, avec son «islam light», avec les Marocains, vont aller vers cette voie là car le futur gouvernement sait très bien que le Maroc entretient des relations très étroites avec des pays étrangers.

Comment voyez-vous les relations internationales avec un Maroc islamiste ? 
Je pense que le PJD sera assez ouvert à la modernité. Même quand on lit ces derniers temps la presse internationale, on remarque des articles assez optimistes.

Le RNI ferait-il une bonne opposition ?
Cela dépendra des moyens qu’il mettra en œuvre, mais il a intérêt à faire pression quand il le faut. L’opposition est appelée à être forte car la nouvelle Constitution l’a institutionnalisée. Elle est appelée aussi à travailler sérieusement et à prouver, en cas d’ingérence, que ceux qui dirigent ne sont pas à leur place.

Quel avenir pour le M20F ?
Je pense que le M20F a fait beaucoup de bien au Maroc. Il ne faut pas le nier. Il était un moyen d’exercer la pression pour arriver aux réformes et changements souhaités. Mais, je pense que sa force va diminuer s’il s’éloigne de ces principes fondamentaux et s’il ne cesse pas de se laisser influencer et d’accepter dans son idéologie les adlistes, le PADS ou encore Annahj. Le M20F doit revenir absolument à ses actions militantes initiales.


Réalisé par Bouraque Tarek ( Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=100001221584791 )

Commentaire : Alae Bennani



Le taux de participation aux éléctions législatives marocains du vendredi a atteint les 45,4%. Un chiffre qui en dit long sur l’abstention du vote des boycotteurs. Al Adl et le Mouvement du 20 février parlent d’une victoire et d’un vote de sanction.

« 45,4% sur les 13 millions et demi qui on voté est une victoire pour nous, les boycotteurs car cela nous fait, avec un simple calcul mental, quelques 6 millions de marocains qui ont réellement voté sur 21 millions de marocains en âge de vote. », explique Abouaamar Tafnout, l’une des figures actives du M20F. Pour ce dernier tout comme pour les Adlistes boycotteurs, les chiffres sont non seulement faibles mais irréalistes. Benajeh Hassan, chef du bureau du porte parole d’Al Adl avance que « Le taux de participation est un chiffre falsifié et nous ne sommes pas les seuls à le dire. Même les observateurs ont remarqué des irrégularités. Ce sont toujours les mêmes personnes qui organisent les éléctions, les mêmes méthodes de pression exercées et les mêmes magouilles de corruption. Les boycotteurs n’ont pas été pris en considération et c’est eux qui on triomphé dans ces élections de 2011. En tout cas, les résultats finaux vont tout dévoiler ».

L’espoir des boycotteurs

Mais, à la veille des résultats, déjà, certains membres du M20F avaient exprimé leur joie concernant la victoire du PJD. Abouaamar, pour son compte exprime son espoir pour le PJD mais reste réticent pour ne montrer aucune émotion déplacée : « Le PJD est une expérience à essayer. C’est un parti qu’on respecte beaucoup de part sa ponctualité et sont travail sérieux. J’espère que pour une fois nous aurons tort d’avoir boycotter même si je reste sceptique concernant leur idéologie ». D’une vision plus conservatrice et plus jalouse, Al Adl revient aux constantes de la démocratie et dénoncent les mauvaises bases sur lesquelles se construit la politique du pays. L’avis de Benajeh vire au désespoir : « Que certains exprime leur joie ou leur colère, elle n’est pas là la vrai question. Il ne faut pas oublier l’amère vérité qui est que le M20F a fait plusieurs revendications et voulait voir naitre une constitution démocratique émanant de la voix du peuple. Que nenni ! Rien de tous cela n’a été réalisé ! ». Pour ce dernier, les chiffres ont été un fiasco et « les élections ont été un chaos d’abstentions et le futur gouvernement ne gouvernera pas. » Mais, cet adliste ne nie pas le fait qu’il existe « forcement de bonnes volontés, mais ces dernières s’asphyxient aussitôt à cause de la mauvaise foi de la gouvernance. » Et la personne que Benajeh montre du doigt est « le roi qui monopolise tous les pouvoirs. Nous avons toujours demandé à ce que les problèmes du pays se règlent à partir de leur racine », explique le chef du bureau du porte parole d’Al Adl. En tout cas, Adlistes ou M20F, les deux parlent d’un résultat à la base « faussé ». « . Je pense que les résultats des élections en faveur du PJD expriment un vote de sanction. Les gens ont choisi le moins pire des partis politiques. », nous révèle Abouaamar.

Manifestations aujourd’hui et toujours

 

Grands nombres des marocains pensaient que le M20F se calmerait après la montée du PJD, l’ex-opposition du gouvernement. Mais les manifestants sont loin d’arrêter leur marche et leur militantisme. « Si les choses vont de l’avant nous allons le constater et l’approuver car nous sommes pour le changement et pour l’évolution de notre pays. On ne manifeste pas pour le plaisir mais pour bien faire bouger la situation actuelle du Maroc. On revendique quand cela va mal et j’espère que les choses n’iront que vers l’amélioration désormais. », précise Abouaamar. Même son de cloche du côté d’Al Adl avec un vocabulaire plus tenace, le chef du bureau du porte parole de l’Adl réaffirme son appartenance au mouvement contestataire : « Nous avons décidez avec le M20F de persister nos manifestations et aujourd’hui nous organisons des marches dans plus de 80 villes du royaume afin d’exprimer notre refus catégorique des résultats trichés des éléctions et de confirmer la persistance de nos marches avec le M20F dont nous faisons partie. », conclut Benajeh.  Décidément le PJD a déjà la tâche dure. Le gouvernement acquis, reste à conquérir maintenant le cœur des boycotteurs…

 


Les péripéties d’Un film ont tourné au cauchemar. Critiqué fortement puis rapidement retiré des salles de cinéma, ce film aux scènes et au langage osés raconte l’histoire d’un réalisateur en quête de production du film de l’année. Fatym Layachi, comédienne du film, nous explique le mauvais sort qu’a connu ce dernier.

Un film, œuvre controversée pour cause de «<em>scènes osées</em>» et de «<em>mots crus</em>». Ci dessous : la comédienne Fatym Layachi.Un film, œuvre controversée pour cause de «scènes osées» et de «mots crus». Ci dessous : la comédienne Fatym Layachi.

Nombreux parmi ceux qui ont vu Un Film disent ne pas avoir saisi le message du film. Quelle histoire raconte-t-il au juste ?
C’est l’histoire d’un jeune réalisateur qui a envie de faire son premier film et ne sait pas comment s’y prendre. Il cherche le sujet idéal, le scénario parfait. C’est une quête d’inspiration et de créativité. Mais, dans cette quête assez délirante, il entraîne deux personnes avec lui, sa femme et son meilleur ami, qui sont tous les deux comédiens, et les embarque dans son imaginaire. Le film est une production à 100 % marocaine et a été fait un peu «à la cow-boy», sans aucun financement, dans une sorte d’urgence et dans des conditions assez rock’nroll. Mais il a été réalisé avec énormément de sincérité de la part de toute l’équipe. Nous avons cru à ce projet, et nous avons tous accepté de le faire sans aucune contrepartie.

Cinématographiquement parlant, comment jugez-vous la qualité du film ? 
Même si nous avons fait ce film à l’arrache, il a été travaillé avec rigueur : un scénario écrit, des plans bien étudiés… Il y avait forcément peu de moyens techniques mais suffisamment de lumière, un son irréprochable et énormément de professionnalisme.

Un film contient des scènes et un langage assez osés. Quelle est le bien-fondé de la démarche ?
Il n’y a pas d’autre philosophie que celle de la sincérité. Le langage est en effet cru mais jamais gratuit. Je défie quiconque de faire de la poésie ou de parler un langage soutenu dans un bar, là où les propos crus sont par ailleurs tenus… Les mots rudes et le langage frontal, quand ils sont là, c’est que la scène ne peut avoir de sens sans eux… Le langage est forcément intime et tiré du quotidien marocain.

«Un film ne peut pas plaire à certains. Mais la polémique est démesurée et ne parle plus de cinéma mais de dépravation des mœurs, d’atteinte à la pudeur»

La polémique autour de ce film vaut-elle la peine ? 
Je trouve cette polémique ahurissante. Si ce film ne plaît pas à certains, c’est un choix et c’est le propre de toute œuvre d’art. Malheureusement, la polémique, que je juge démesurée, ne parle plus de cinéma mais de phénomène de société, de dépravation des mœurs et d’atteinte à la pudeur.
Nous n’avons obligé personne à aller le voir. La critique est acceptable. Mais la censure, est inadmissible. Je ne comprends pas le fait que, sous la pression de certains liberticides, le film soit retiré des salles de cinéma. Il y a énormément de musique et de film qui ne me plaisent pas, mais ces réalisations ont le droit d’exister, tout comme moi, vous et votre journal.

La comédienne Fatym LayachiLa comédienne Fatym Layachi. Photo Yassine TOUMI

Qui est la cible d’Un film ?
Quand on réalise un film, on a envie que cela plaise au plus grand nombre de spectateurs. Après, si on se penche sur la commission qui donne le visa d’exploitation et sa décision d’interdire ce film aux moins des 16 ans, je trouve cela tout à fait normal et légitime. C’est un devoir de mettre en garde les familles et leur dire que ce n’est pas un film pour les enfants.

Comment concevez-vous le flop du film ?
Je ne peux pas parler de flop, car, pour qu’il y ait un échec commercial, il faut que le film ait d’abord une vie commerciale. Un film, qui est retiré quatre jours après sa diffusion en salles, est un cas très grave.
Sous prétexte qu’un film ne plaît pas à certains, on le retire des salles. D’ailleurs, après la sortie du film, pendant la première semaine, la presse culturelle a fait du bon travail, en parlant du film et en le critiquant. Mais, dès que le débat s’est déplacé sur le terrain de l’analyse sociologique, le film a été retiré. Il faut donner à ce film le droit d’exister ! C’est un droit que nous accorde d’ailleurs la nouvelle Constitution…

Un film a-t-il participé ou participera-t-il à des festivals ?
Il a déjà participé au Festival national du festival de Tanger où il a été primé. Il a eu le Prix de la première œuvre, et Fahd Benchemsi a eu le Prix du meilleur second rôle. Ensuite, il a été sélectionné pour le Festival de Cannes dans cadre du programme « Cinémas du monde». Pour le festival de Marrakech, il a été jugé hors délai.