Archives de la catégorie ‘Monde’


Ce sont des partis locaux comme les autres, avec ou sans programme électoral…. À ceci près que leurs noms et leur discours sont assez rigolos… Aperçu des partis MDR marocains !

Parmi les candidats : le Parti du savon noir, le Parti de l’âne démocratique ou encore le Parti des sauterelles libérales socialistes centristes marocaines.

« Le Parti du sabone el beldi [savon noir] est le symbole de la lutte contre les saletés du pays. Nos orientations politiques sont de gauche-droite, Nord-Sud et horizontale-verticale… Glissez avec le Parti du sabone el beldi (PSB) et ne vous arrêtez jamais de militer ! »… C’est avec ces phrases bizarres et à peine déchiffrables que commence son discours de campagne le docteur Koteha, mascotte du PSB. D’une durée de trois minutes, la réalisation satirique du réalisateur artistique marocain Rachid Jadir ne manque pas d’humour. Des vidéos sur Youtube aux groupes Facebook, les partis, qui tournent à la dérision les programmes politiques en cette période de campagne électorale, fourmillent sur la Toile marocaine. Outre le PSB, le PÂDM, le PUV et le PTK sont les plus appréciés.

Revendications

حزب الصابون البلدي

Le PSB, avec ses 3 105 membres, semble être un simple parti humoristique marocain. Mais une fois que l’on l’analyse, le discours du Dr Koteha met, en réalité, à nu les revendications des manifestants avec un brin d’exagération, empli de sous-entendus. « Concernant les droits de la femme, nous lui donnerons l’occasion de se venger de toutes les années de déperdition et de hogra. Nous lui accorderons un mariage de quatre hommes jusqu’à l’infini, et nous imposerons à ces derniers le voile et des lunettes de soleil. Nous donnerons aussi aux femmes la liberté de se déshabiller et nous veillerons à ce qu’elles soient transparentes et bien formées… », peut-on écouter dans la vidéo du PSB. Pour le slogan, les interprétations sont les bienvenus. « Notre slogan est le suivant : ensemble pour lutter contre alfassas et almoufssissines… » Sûrement une méchante dyslexie du Dr Koteha, qui voulait parler de « dépravation » et de « dépravés». « Une blague sur El Fassi », conclut Rachid Jadir.

Si le PSB est le seul parti humoristique à avoir, à sa façon, vraiment joué le jeu de la campagne électorale, d’autres ont de leur côté un programme, des commentaires ou des idéologies assez insolites. Avec ses 626 membres, le Parti de l’âne démocratique marocain (PÂDM) tient un discours bref, concis mais très populaire. En guise d’insoumission, le parti met les points sur les «i» : « Nous mourrons, oui, mais nous ôterons la selle de nos dos… », peut-on lire dans la présentation de la page Facebook du PÂDM.

Concernant les motifs qui poussent certains à y « militer », ils convergent vers la même chose, et le message est même à connotation phallocratique : « Après une longue réflexion, nous avons décidé de voter pour le parti de l’âne car son programme est clair et très long et ne connaît que la droiture… Votez [pour] l’âne et vous ne serez jamais déçus ! ».

« No, we cant ! »

Le Parti ultra-vide (PUV), quant à lui, n’a « pas de programme, pas de vision, pas de stratégie. Il ne propose rien et ne mettra rien en œuvre pour y parvenir. Quand il n’applique pas à la lettre la politique de la chaise vide, le PUV se réunit à huis clos pour exclure les illuminés qui tenteraient de faire quelque chose », peut-on lire sur la page Facebook de ce parti. Rassemblant autour de lui 136 membres, le slogan du PUV peut paraître très anti-Obama : « No, we cant! » Les partisans de cette formation ce sont amusés à faire leurs propres propositions. Par exemple : « On sera de droite les jours pairs et de gauche les jours impairs », ou encore « Une carte de paresse sera distribuée au plus inactifs… », peut-on lire sur l’un des commentaires. Dans un discours plus « politique », le PUV se prononce : « Position officielle du PUV concernant les élections : on ne sait pas. Aucun de nos militants ne s’est penché sur le sujet. » Et pour couronner le tout, le PUV n’est pas un fanatique du boycott, encore moins du vote : « Certains appellent au vote, d’autres au boycott, le PUV n’appelle à rien du tout ! »

D’autres partis, tels que le Parti de tassa et kartassa (Parti de l’alcool et du plomb) ou encore le Parti des sauterelles libérales socialistes centristes marocaines (PSLSCM), ont une rhétorique nettement plus libertaire. Ils promettent en effet dans leur programme électoral de « rapprocher les dealers de drogues et les citoyens », d’« accorder des réductions pour les fêtards » ou même de « miser sur l’enseignement en prônant les valeurs de la soumission.» ça promet pour le prochain gouvernement (version humoristique).

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Le 31 octobre 2011, les Palestiniens ont vécu à Paris une journée historique. Leur État a obtenu le statut de membre à part entière à l’Unesco, l’un des principaux organes de l’ONU. Mécontents, Les États-Unis d’Amérique ont bloqué ipso facto leur financement de l’Unesco.
Le pourquoi du comment avec Gabriel Banon, ex-conseiller de Yasser Arafat.

 Gabriel Banon : «<em> C’est l’ONU qui a créé l’État d’Israël, et maintenant il faut lui refiler le malheureux bébé pour que cette instance  le reconnaisse</em>». l’État palestinien</em>».Gabriel Banon : « C’est l’ONU qui a créé l’État d’Israël, et maintenant il faut lui refiler le malheureux bébé pour que cette instance le reconnaisse». l’État palestinien».

Après l’admission de la Palestine à l’Unesco, en tant que membre à part entière, à quoi rime le mécontentement américain ?
Le président Obama est en pleine campagne électorale pour un deuxième mandat, et, par conséquent, il a besoin de l’appui du Congress et de tous les Démocrates. Chez ces derniers ainsi qu’au Sénat, il y a un grand nombre – ou plutôt une majorité de membres – qui soutiennent Israël. Inconditionnellement. Il est obligé de prendre une position dans cette optique d’élection même si cela peut aller à l’encontre de ses propres déclarations. Ceci, dans la mesure où le président américain a déclaré qu’il était pour un État palestinien dans les frontières de 1967. C’est une politique purement intérieure.

L’Unesco cherche-t-elle a démontrer son indépendance vis-à-vis des États-Unis ? 
Pas vraiment. La question, c’est que l’Unesco s’est retrouvée face à un blocage total. Le processus d’Oslo est mort et Netanyahou l’avait même dit en affirmant : « J’ai tué le processus d’Oslo. » Le Quartet [États-Unis, Russie, UE, ONU] s’agite beaucoup mais ne fait rien de concret. Autrement, c’est l’ONU qui a créé l’État d’Israël ; et, maintenant, il faut lui refiler le malheureux bébé pour que cette instance reconnaisse l’État palestinien. Ceci dit, on savait que la situation serait sans issue. Bien que les deux tiers des États membres de l’assemblée soient pour la création d’un État palestinien. Par sa reconnaissance en tant qu’État, la Palestine a décroché une victoire diplomatique indéniable. Je suis convaincu qu’entre Israël et la Palestine, le processus de paix va s’accélérer. Et ce sera déjà cela de gagné.

« Je suis convaincu qu’entre Israël et la Palestine, le processus de paix va s’accélérer. Et ce sera déjà cela de gagné ».

À votre avis, où est- ce que le conflit israélo-palestinien bloque ? Qui le bloque ? 
Le processus de paix est bloqué parce que Netanyahou est prisonnier d’une fragile majorité à la Knesset. En face, il existe une minorité d’extrémistes extrêmement puissante. Netanyahou tient beaucoup à son siège : il ne faut pas oublier cela. Un vrai chef d’État aurait pris ses responsabilités quitte à perdre la fonction de Premier ministre.

Gabriel BanonGabriel Banon

Qu’est-ce que le Printemps arabe a apporté à ce conflit ? 
Là où le Printemps arabe a cartonné, c’est surtout en Égypte et aujourd’hui en Syrie. Il a changé la donne de la politique étrangère, car Israël se disait être le seul État démocratique dans un contexte arabe qui ne serait jamais ouvert à la démocratie.
Aujourd’hui, le monde arabe démontre qu’il peut changer et qu’il veut lui aussi la démocratie. D’ailleurs, à la place d’Israël, je serais content car il y ait à l’avenir des partenaires beaucoup plus fiables et bien plus puissants.
C’est grâce à l’intervention de l’Égypte, en outre, que le soldat Shalit a été libéré. Le Printemps arabe pose beaucoup de problèmes aux Israéliens, car les rapports vont inéluctablement changer.

Israël osera-t-il déclarer la guerre à l’Iran ? 
Je n’ai pas une boule de cristal, mais je ne pense pas qu’Israël attaquera l’Iran. Ceci dit, c’est toute une manœuvre en cours en Israël et dont l’objectif est de profiter du nouveau rapport de l’AIÉA [Agence internationale de l’énergie atomique] et avec pour finalité de pousser l’ONU à durcir les sanctions envers Ahmadinejad et, idéalement, de faire tomber son régime.
Des actions que je juge peu efficaces, car, justement, elles ne menacent pas l’Iran mais tentent timidement de l’étouffer petit à petit en soutenant les opposants…

Quelles sont les erreurs commises par Yasser Arafat et qui ont peut-être handicapé le processus de paix ? 
J’étais un grand partenaire d’Arafat. Il a fait des erreurs comme tout chef d’État, mais elles n’étaient pas fatales. Ses options étaient saines, objectives et constantes.
Par exemple, il a toujours pris une position courageuse en disant que les Palestiniens ne sont pas en guerre contre les juifs mais que les Palestiniens ont un différend avec les Israéliens.
Il était toujours convaincu que les deux entités pouvaient vivre ensemble. Sa politique a été, dans ce sens, claire.


Organisée autour du thème « Explorer les frontières », la deuxième édition de TEDx Casablanca se voulait un moyen de redéfinir les barrières entre politique et économie, sphère privée et publique et même la vie et (le droit à) la mort. Compte-rendu.

Abdelhadi Tazi, ex conseiller de feu Hassan II et ancien historien du Royaume.  Photo Brahim TAOUGARAbdelhadi Tazi, ex conseiller de feu Hassan II et ancien historien du Royaume. Photo Brahim TAOUGAR

Aux Etats-Unis, l’événement, vieux de 25 ans, est considéré comme un des plus grands rendez-vous d’intellectuels. Le concept a émergé pour la première fois à Monterrey en Californie. Depuis, TED (Technology Entertainment Design), et connaissant un succès chaque fois plus grand, s’est développé dans le monde entier, traitant de  divers sujets, du moment comme d’ordre philosophique. Samedi, Le TEDx Casablanca en était à sa deuxième édition. « La 1ère édition TEDx Casablanca s’est tenue en septembre 2010 et a été la déclinaison du concept américain au Maroc et c’était aussi la première dans le Maghreb et elle avait coïncidé avec celle de TEDx Carthage en Tunisie ».

« La seule frontière qui reste, c’est l’univers que nous n’avons pas totalement exploré et nos convictions qui nous enchaînent ».
Fadhila Brahimi, coach.

C’est avec un amour paternel que Réda El Ourouba, l’un des initiateurs et organisateur du TEDx Casablanca, nous a  parlé, samedi, de cette dernière. Pour lui, le rassemblement est un « spectacle »  d’idées et de partage. « Avec tout le cœur que les huit  membres de notre équipe mettent à l’ouvrage, nous comptons faire de cet événement une rencontre de qualité ». Hormis le TEDx Casablanca, TEDx est passé par Al Akhawayn, Rabat, Agadir. Des cycles TEDx sont aussi en préparation à Kénitra et  à Tanger ainsi qu’au niveau de tout le réseau des écoles ISCAE. Pour Réda, la spécificité du TEDx Casablanca du samedi se résume en deux points «  Il est le cinquième en terme de notoriété dans la région MENA et nous sommes les premiers en termes d’audience au Maghreb », explique-t-il. Si TEDx Casablanca 2010 avait comme thème «Cinq qualités qui font échouer à l’école mais réussir dans la vie», celui de cette année a été plus bref mais plus pertinent : Explorer les frontières. « On entend dire que les marchés surveillent l’évolution politique future de pays comme l’Espagne et on se pose donc la question fatidique: quelles frontières y a-t-il, par exemple, entre l’économie et la politique ? La France, pays laïc, vit des débats houleux sur sur la religion, alors on se demande quelles frontières il y a entre la sphère privée et publique du religieux? Certains personnes veulent s’euthanasier… Y a-t-il une frontière entre  vie et  mort ? Le concept doit être redéfini. C’est cela le but. », nous résume Réda.

                                                                          Reda El Ourouba, l’un des initiateur du TEDx Casablanca

La fin des frontières

Cette phrase, tous les invités TEDx Casablanca l’on répétée samedi, mais c’est Fadhila Brahimi, fille de parents algériens, mais surtout coach et initiatrice du concept de Personnel Branding en France qui a déclenché des applaudissements quand elle l’a annoncé en premier. « La seule frontière qui reste, c’est l’univers que nous n’avons pas totalement exploré et nos convictions qui nous enchaînent », explique Fadhila. Cette dernière se définit en tant qu’exploratrice, car « nous ne devons pas oublier que nous le sommes tous par nature… ». Pour explorer les frontières, Fadhila juge que nous manquons de courage et qu’il faut passer par des étapes : « Se protéger, avoir de l’empathie mais aussi porter de l’intérêt aux autres… », dit-elle. Le message féministe le plus fort, c’est elle qui le transmet. « La femme aujourd’hui a ce don de nous montrer comment nous pouvons vivre ensemble malgré toutes nos différences ! », martèle-t-elle.

De la religion et du handicap

Si TEDx Casablanca est une rencontre d’idées, aucune limite ne devrait être tenue contre les discours théologiques. C’était en tout cas la conviction de deux des intervenants de cet événement, Hamza Aboulfeth, président de la société d’hébergement web, Genious Communication et Abdelhadi Tazi, historien du Royaume et conseiller de Feu Hassan II. « Je ne veux pas sombrer dans le prosélytisme, mais Dieu TED ! , témoigne Hamza avec humour, en parlant des frontières célestes et terrestres. Il t’aide si tu l’implores, mais à côté, il faut travailler dur. » De sa part, l’historien évoque une citation duProphète qui a ému l’audience : « le messager de Dieu a dit : faites attention! Nous sommes, tout un chacun, responsables et maîtres de nos actes… ». Mais, pour Amina Slaoui, présidente de l’Association marocaine des handicapés et Adil Fakir, directeur de la régie publicitaire de la SNRT, la vraie croyance c’est de croire en soi quelle que soit notre perception des choses. « Il faut rejeter le statu quo. Nous avons le pouvoir de dire non ! », constate Adil. Amina Slaoui a de son côté franchi une énorme limite : « J’ai dépassé les frontières de la mort et de la peur après mon accident à vélo », raconte-t-elle.

Samedi, TEDx Casablanca avait consacré beaucoup de surprises aux invités. L’une des plus belles fût, le surpassement d’une frontière virtuelle anonyme : @CitizenKayen , un grand actif de la twittoma qui n’est personne d’autre que… Adel Fakir !


Réseaux sociaux, cyberréputation, Community Management, Social Shopping… tout un jargon professionnel, celui des médias sociaux. Très utiles pour améliorer l’image, ils pleuvent sur les entreprises marocaines aussi.

Seulement 7 % des entreprises, dans le monde, seraient en mesure d’intégrer les médias sociaux dans leurs activités de marketing.Seulement 7 % des entreprises, dans le monde, seraient en mesure d’intégrer les médias sociaux dans leurs activités de marketing.

Marrakech accueille les 27 et 28 octobre une conférence internationale sur le thème « L’impact des médias sociaux sur les organisations et les entreprises». Cette conférence, SMI’2011, sera organisée par le cabinet international de conseil et de formation, iCompetences. On y discutera du futur des entreprises en relation avec les médias sociaux. Le directeur général d’iCompetences pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Farid Yandouz, livre au Soir échos les grandes lignes des débats prévus lors de cet événement mondialement prisé.

Quel est l’impact des médias sociaux aujourd’hui ? 
Le constat que font tous les professionnels des médias sociaux est le suivant : les médias sociaux sont partie intégrante de notre quotidien professionnel. Leur impact est à prendre en considération. Il est multidimensionnel. Il peut influer sur le fonctionnement intérieur de l’entreprise,  sur les salariéspar exemple, leur productivité et leur créativité. Et il peut avoir un impact externe sur le business de l’entreprise, son chiffre d’affaires et son environnement externe, que ce soient ses concurrents ou ses clients. Concrètement, s’il y a un buzz, il est reflété par l’image que l’entreprise veut véhiculer.

Comment se travaillent L’e-réputation et le rapport client-entreprise ?
La e-réputation de l’entreprise est amplifiée par les médias sociaux. Elle se travaille à l’aide des RP, les réseaux sociaux, la communication interne et externe. C’est l’art de gérer la crise de tous les côtés. Tous les flux d’information qui circulent concernant le produit de l’entreprise doivent être maîtrisés pour améliorer son image. Pour ce qui est du rapport client-entreprise, il y a plus de facilité de communication et plus de réactivité face à la satisfaction ou l’insatisfaction des clients. Mais aussi, plus de défis à gérer cette communication face à une communauté qui réagit à chaud, en direct et parfois même de manière agressive. L’effet des médias sociaux se caractérise par cet effet de chaîne qui fait que les gens adoptent ce que pensent ou disent les autres…

La culture du Community Management est-elle à l’ordre du jour aujourd’hui dans les entreprises ?
Animer les échanges sur les médias sociaux pour une société ou une marque est un vrai challenge. Fédérer ces échanges, en tenant compte de la multiplicité des médias sociaux, des attentes de la marque, et des règles de bonne conduite au sein de cette communauté, est un travail colossal et complexe qui requiert des professionnels. Les intervenants à la conférence SMI’2011 partageront les bonnes pratiques en terme de Community Management et on verra comment et pourquoi les entreprises devront faire appel à des professionnels pour animer et fédérer leur présence sur les médias sociaux.

Quel usage doit-on faire aujourd’hui des réseaux sociaux dans les entreprises ?
L’usage des réseaux sociaux pour une entreprise doit être un levier de communication interne et externe pour mieux vendre l’image et réconforter les stratégies. C’est repenser la manière avec laquelle on doit vendre un  produit et s’inspirer des bonnes pratiques pour être plus compétitif. Les réseaux sociaux ne segmentent pas, comme dans la méthode traditionnelle, mais rénovent et revoient la philosophie même de l’entreprise.

Les entreprises marocaines suivent-elles convenablement la cadence de l’évolution des médias sociaux ?
En effet, plusieurs entreprises gèrent leur image grâce aux médias sociaux. Il y a énormément de réussites mais il y a encore des entreprises qui s’initient à l’usage de ces médias car il ne faut pas commettre d’erreur sur la Toile. Il faut créer une présence, une stratégie de médias sociaux. Il faut s’orienter sur ce que les gens veulent voir.

Quel est l’intérêt d’assister à la conférence SMI’2011 ? 
Comme en atteste la Harvard Business Review, les trois quarts des entreprises ne savent pas où la plupart de leurs clients parlent de leurs marques et de leurs produits et une fraction de 7 % seulement est en mesure d’intégrer les médias sociaux dans ses activités de marketing.
SMI’2011 permettra, à ceux qui vont y assister, de mieux s’imprégner des bonnes pratiques des experts internationaux. Ces derniers seront présents parmi nous afin de développer ou de raffiner leur approche et leur stratégie vis-à-vis des médias sociaux afin de réconforter leur avantage concurrentiel. Il s’agit aussi d’une excellente opportunité de rencontre et de reséautage entre les professionnels et les dirigeants.◆

Bio’ express

Farid YandouzLe parcours de Farid Yandouz est significatif. Il est le directeur général d’iCompetences (Région Afrique & Moyen-Orient) depuis 2010.

Le premier titre qu’il décroche est celui d’ingénieur d’État de l’Institut national des postes et des télécommunications (Maroc). Il est, par la suite, diplômé de l’Université de Coventry, où il obtient un Master of Science in OperationofManagement / ICT (with Distinction).

Il est lauréat de la bourse d’excellence Chevening Scholarship (financée par le UK Foreign & Commonwealth Office) 2003.
Ses multiples acquis lui ont permis de contribuer au développement de la présence de la firme américaine au Maghreb et en Afrique subsaharienne.


Créé en mai 2011, le groupe Facebook d’origine grec « World Revolution » appelle le monde entier à sortir dans les rues le 15 octobre pour réclamer une véritable démocratie et la fin de la mondialisation. Le Maroc va-t-il suivre ?

Manifestation à New York, le 18 septembre dernier, pour protester contre le système capitaliste.Manifestation à New York, le 18 septembre dernier, pour protester contre le système capitaliste.

Si le Printemps arabe a initié un mouvement contestataire sans précédent en Tunisie, Egypte, Libye, Maroc, Soudan, la Grèce, considérée comme le berceau de bien des cultures et civilisations veut marquer une seconde fois l’Histoire. Postant sur le mur du groupe « World Revolution » toute l’actualité concernant les manifestations qui ont lieu un peu partout dans le monde, y compris celles du Maroc, la page « World Revolution », d’origine grecque, se veut un porte-parole des peuples qui réclament des changements.

Les internautes y partageant « les bavures » des responsables politiques et « la manipulation » qu’ils subissent. Ils appellent également à une marche planétaire contre la mondialisation et pour une (vraie) démocratie et justice sociale. Cette initiative qui se présente comme la « finale » d’un match longuement disputé entre les citoyens et les leaders politiques est programmée pour ce 15 octobre.

« Game over » au capitalisme

« Le 15 octobre, des gens du monde entier descendront dans les rues et sur les places publiques. De l’Amérique à l’Asie, de l’Afrique à l’Europe ou encore en Australie, ces personnes se mobilisent pour réclamer leurs droits et exiger une vraie démocratie. Maintenant, il est temps de nous réunir dans une protestation mondiale non-violente. », peut-on lire sur le site 15october.net/fr/. La campagne médiatique est déjà lancée sur les réseaux sociaux mais pas assez dans la presse marocaine. Facebook fourmille de groupes dans toutes les langues répondant présent à cette manifestation mondiale. Les débats sur le site de microblogging Twitter fusent également.

«FMI, Banque Mondiale, ONU, Wall-Street, G20… toutes ces institutions non démocratiques qui asservissent les peuples doivent tomber».

Voulant exprimer leur totale approbation avec cette initiative, les  internautes marocains ont eux aussi créé des groupes virtuels dédiés. Parmi les plus actifs, on peut citer « Manifestation pacifique pour une démocratie réelle », « 15 October 2011 – World Revolution – United for Global Change -Morocco-»  et « jeunesses indignées #Maroc » réunissant à peu près quelque 3 000 membres.
Concernant les villes marocaines qui ont confirmé leur participation à cette grande marche, seules Rabat (quartier Agdal) et Casablanca (avenue des FAR) se disent pour l’instant partantes. Pour Younes Belghazi, l’un des initiateurs du groupe marocain World Revolution, « le 15 octobre n’est que le début de la lutte des peuples unis et solidaires face au nouvel ordre mondial… On ne veut plus de ces systèmes autoritaires qui s’acharnent sur nous. FMI, Banque Mondiale, ONU, Wall-Street, G20… toutes ces institutions non démocratiques qui asservissent les peuples doivent tomber. En gros : Game Over au capitalisme! ».

Faisabilité et freins

Mohamed Darif, politologue marocain, voit autrement la chose. « Les chances de réussite de cette marche sont minimes tout simplement parce qu’il y a un développement inégal sur l’échiquier politique de chaque pays. De plus, pour chaque pays  la démocratie est vue sous un angle diffèrent. D’un côté, les pays en voie de développement, en l’occurrence, le monde arabe, s’attaquent au despotisme et aspirent à la dignité. De l’autre, le monde occidental veut abattre l’omniprésence des lobbies sans forcément vouloir faire tomber leurs dirigeants », explique-t-il. Même si la marche mondiale du 15 octobre peut connaître un nombre important de participants, le politologue reste sceptique par rapport à sa faisabilité. « La marche mondiale du 15 octobre nous démontrerait par contre une seule chose : le décalage qui existe entre les pays sous-développés et les pays sur-développés », conclut-il.◆


La crise libyenne est en train d’empirer la situation sécuritaire au Sahel. Durant la conférence internationale d’Alger sur la sécurité dans les pays du Sahel, les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger ont qualifié la Libye de « poudrière ».

Une patrouille de l’armée nigérianne tente de retrouver des otages enlevés par l’Aqmi, le 25 septembre 2010.

Dans une région vulnérable comme le Sahel, ignorer les nouvelles menaces sécuritaires, c’est ne pas prendre la mesure de imminences et la gravité. « Au lendemain de la chute du régime Kadhafi, le trafic d’armes prolifère de plus belle, les travailleurs migrants retournent au bercail et les mercenaires reprennent leurs activités contrebandières et terroristes ». C’est le constat fait à la conférence internationale d’Alger sur la sécurité dans les pays du Sahel, tenue mercredi.

Mohamed Bazoum, ministre nigérien des Affaires étrangères a  confirmé l’existence de deux problèmes au Sahel provoqués par la situation en Libye : une insécurité de plus en plus grave et une pauvreté endémique. De plus, condamné par la présence de l’AQMI (Al Qaïda au Maghreb islamique), le tourisme, une des ressources les plus importantes de la région, est aujourd’hui en nette régression. Le ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubeye Maïga, craint, tout comme son homologue Bazoum, « l’incapacité de la région à intégrer ou réintégrer quelque 20 000 migrants dans des zones à la base très pauvres… » Ainsi, à l’unanimité, les intervenants de la conférence ont déduit que les trois problèmes principaux du Sahel sont le terrorisme, la pauvreté et l’immigration clandestine.

Éviter l’Aqmi

Pour ce qui est des solutions proposées par les ministres des Affaires étrangères, ainsi qu’une quarantaine de délégations étrangères, la priorité est tournée vers la jeunesse. D’après le ministre des Affaires étrangères mauritanien, Hamadi Ould Hamadi, «il est primordial de préserver la jeunesse de la région afin d’empêcher AQMI de les enrôler ». Les ministres des Affaires étrangères des quatre pays se sont, entre autres, mutuellement lancé la balle. Chacun a invité son homologue à être plus vigilant et à multiplier les actions concrètes. Pour sa part, l’Algérie qui connaît une recrudescence des attentats terroristes, « est prête à travailler avec le prochain gouvernement libyen », a indiqué le ministre algérien délégué aux Affaires africaines et maghrébines, Abdelkader Messahel.

Le Sahel, rappelons-le, a profité de plusieurs programmes d’aide. Celle de l’Union européenne a été évaluée à 650 millions d’euros. Malgré le ton rassurant de la délégation américaine concernant la chute libre du nombre des membres d’ AQMI, ces derniers sont sortis plus déterminés et renforcés de cette crise libyenne.◆