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Sous le thème « Sensibiliser et prévenir la pneumonie », les laboratoires Pfizer ont organisé une conférence de presse à l’occasion de la Journée mondiale de la pneumonie, lundi dernier à Casablanca. L’objectif de la conférence était de mettre en exergue cette maladie. Plusieurs spécialistes  sont intervenus lors de cette rencontre. Parmi eux, le Professeur Mohamed Tawfik El Fassi Fihri, chef de service de  pneumologie à l’hôpital Ibn Sina, à Rabat.

 

Mohamed Tawfik El Fassi Fihri, chef de service de  pneumologie à l’hôpital Ibn Sina, à Rabat.   Photo Yassine TOUMI

Mohamed Tawfik El Fassi Fihri, chef de service de pneumologie à l’hôpital Ibn Sina, à Rabat. Photo Yassine TOUMI

Le vaccin est disponible

« La pneumonie est  dû à un microbe qui touche les poumons. Il y a les pneumonies virales et bactériennes. Ces dernières se traitent par des antibiotiques, mais les virales peuvent s’aggraver sans traitement antibiotique», explique le Professeur. Cette maladie atteint surtout les âges sensibles : les moins de 5 ans et les plus de 60 ans. Pour ce qui est de la prévention, le Professeur met l’accent sur une hygiène impeccable, pas uniquement pendant les périodes épidémiques, mais quotidiennement. Un état nutritionnel satisfaisant et une amélioration des facteurs environnementaux sont eux aussi à prendre en considération. « Si on fait cela, c’est déjà un mur assez puissant contre la maladie.

De plus, il y a le vaccin maintenant». L’anti-peumococique 13-Valents répond aux critères des autorités de santé et est mis gratuitement à disposition des enfants dans tous les dispensaires de santé. Pour ce qui est de la prise en charge, « elle se fait selon le profil du patient. Chacun a droit à un traitement diffèrent, car la maladie engendre des conséquences qui diffèrent d’une personne à une autre », précise El Fassi Fihri. Le hic est qu’il n’y a pas d’association au Maroc qui lutte contre la pneumonie. «

Et le secteur de la santé n’est pas encore conscient de la gravité de cette maladie », révèle le médecin. En ce qui concerne la recherche et le développement, le professeur, avoue que « la pneumonie n’a jamais été un axe de recherche prioritaire et qu’il y a d’autres créneaux qui sont plus encouragés… » .

Pas assez de R&D …

Côté financement, le professeur résume cela en quelques mots : « l’argent est le nerf de la guerre. Si on arrive à prouver à nos décideurs qu’il est moins cher de prévenir que de guérir, l’argent nous parviendra ». Le diagnostic reste lui aussi un des problèmes que rencontre la lutte contre la pneumonie au Maroc. Rappelons que cette maladie est la première cause de mortalité infantile dans le monde chez les  enfants de moins de 5 ans et que dans le monde arabe. Le Maroc enregistre, tout comme l’Algérie, 14% de décès d’enfant de moins de 5 ans à cause de cette maladie.◆

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En novembre 2010, les fortes pluies qui se sont abattues sur le Maroc, et surtout sur la région de Casablanca ont causé d’énormes dégâts. La Lydec a-t-elle retenu la leçon et prévu un plan pour contrer les aléas de la pluviométrie ? Réponses et clarifications d’une responsable.

Les réseaux aménagés pour les pluies sont dimensionnés pour des pluies décennales avec un seuil technique fixé par le contrat de gestion déléguée.  Photo Yassine TOUMILes réseaux aménagés pour les pluies sont dimensionnés pour des pluies décennales avec un seuil technique fixé par le contrat de gestion déléguée. Photo Yassine TOUMI

Il a fallu quelques heures de pluie pour voir, ces derniers jours, des égouts bouchés et des rues inondées. Jean’s mouillés jusqu’aux genoux, un passant ne cache pas sa colère : « Sajid, le ministère de l’Équipement et la Lydec sont tous responsables de la situation chaotique de Casablanca. Le mot gestion, chez eux, fait défaut ».

Le Soir échos s’est adressé aux «mis en cause» pour avoir des réponses aux questions que se posent le citoyen lambda.Alors que Sajid est resté injoignable, au ministère de l’Équipement c’est  Khadija Bourara, conseillère en communication du ministre qui nopus apprend qu’ « Un livre blanc, récemment publié, contient toutes les réponses que se poseraient les gens sur les questions d’infrastructure et de gestion d’intempéries. Il faut passer le prendre au ministère ou le commander».

Seule Bouchra Ghiati, directeur de la communication à la Lydec a bien voulu s’expliquer et faire la part des choses. « Les réseaux aménagés pour les pluies sont dimensionnés pour des pluies décennales (22 mm/heure, NDA), un seuil technique fixé par le contrat de gestion déléguée. C’est donc une pluie plus que centennale qui a été enregistrée fin novembre 2010, dépassant tous les précédents records avec un cumul de précipitations sur 24h équivalent à 50 % du total annuel habituel», précise-t-elle. De plus, le désastre est naturel et il serait malhonnête de ne culpabiliser que les humains.

Les chantiers et travaux, tels que le Tramway ou le TGV, seront  mis sous haute protection contre les intempéries.

« Oued Bouskoura est sorti de son lit et a inondé les quartiers riverains de la route d’El Jadida au quartier Beau Séjour. Plusieurs bassins d’orage ont débordé et plusieurs quartiers d’habitats informels non équipés ont été inondés. L’élévation du niveau de la nappe phréatique et les ruissellements ont, en outre, provoqué l’inondation de sous-sols et de nombreux postes de distribution publique d’électricité. », remarque Bouchra Ghiati. Mais, du moment que la situation reste gérable, et une fois que la nature attaque, la Lydec contre-attaque. « Nos équipes se sont mobilisées pour faciliter l’écoulement des eaux (ouverture des tampons de regards, dégagement des ordures et gravas apportés par les ruissellements, pompage des trémies…) et à intervenir, avec l’appui de la Protection Civile dans les zones non équipées », détaille Bouchra. Quelque 350 000 m³ ont été pompés  dans 16 douars à Casablanca. En ce qui concerne l’assainissement, près de 710 collaborateurs de Lydec (sur les 1200 mobilisés) et 200 agents d’entreprises sous-traitantes ont été déployés sur le terrain avec 19 hydro-cureuses et 50 motopompes. Si l’année 2010 était hyper-pluvieuse, la Lydec ne se mobilise pas que dans les cas critiques.

De Charybde en Scylla

Hormis la gestion des eaux, la Lydec fait aussi dans l’écologie. Les égouts, remplis de gravats de chantier, de déchets ménagers, de sacs en plastique, de filasses en provenance des industries textiles entre autres, sont  péniblement nettoyés. « De septembre 2010 à fin août 2011, nos actions ont permis de retirer plus de 25.000 m3 de sédiments (soit l’équivalent de la charge de 950 camions semi remorques), d’évacuer des rejets en mer avec plus de 3.800 m3 de sable (soit l’équivalent de la charge de 190 camions semi-remorques, NDA) et de nettoyer plus de 90.000 ouvrages (grilles et avaloirs, NDA) », explique Bouchra. En plus de cela, la directrice de communication de la Lydec parle «d’efforts supplémentaires », fournis pour éviter le drame avant d’ajouter  « Durant le 1er semestre 2011, Lydec a renforcé la capacité de pompage à l’échelle de la ville, ainsi que les moyens d’intervention de proximité (pompes et groupes électrogènes) dans les zones à risque. Ces moyens ont été décentralisés pour être au plus près des points sensibles. De leur côté, les autorités prévoient d’intensifier les actions de mise en conformité avec les règles de l’urbanisme, telles que l’interdiction de construire en zone inondable, la suppression des rampes d’accès aux trottoirs ou la mise aux normes des sous-sols (installation de pompe et de clapet anti-retour…) ».

23,5 millions de DH pour l’eau

Question budget, notre interlocutrice communique au Soir échos les chiffres phares « Les réalisations, à l’horizon 2015, ont concerné le Passage sous le Pont Longométal (9 millions DH HT), le Pont Carnaud (3,7 millions DH HT), la Trémie Voie des préfectures (7 millions DH HT) et une solution provisoire pour le quartier Mabrouka Al Hofra (3,8 millions DH HT.) »  En ce qui concerne les chantiers et travaux, tels que le Tramway ou le TGV, ils seront notamment soumis à une haute protection contre les intempéries. « Les trémies équipées de stations de pompage (Mosquée Hassan II, Allée de l’Aude, Al Qods, Voie des Préfectues, Roudani, Bd 2 Mars) ont été dotées en 2010 de sondes ultra son ou piézométriques de mesure de hauteur d’eau.

Ces informations sont transmises par les systèmes de télé-alarme vers le Bureau Central de Conduite. Pour les trémies non équipées de stations de pompage (Carnaud, Sous pont ONE, Longométal, Ouled Ziane, Zerktouni et Résistance), Lydec a programmé la mise en place de sondes de télé-surveillance durant le 4ème trimestre 2011. » conclut Bouchra.

Si la Lydec peine a gérer les débordements pluviaux, les autorités se doivent de faire respecter les règles de civisme et les Marocains devraient faire preuve de tolérance.◆

PS: Pensez à simuler vos votes SVP, comme ça, nous avons une idée sur les prochaines élections marocaines du 25 Novembre 2011 . http://bit.ly/shpt4a  Merci .