Monde rural marocain : MAZAL .

Publié: octobre 9, 2011 dans Agriculture, association, Cause humaine, maroc, Nationalisme, Politique, santé, société

Le rapport sur la pauvreté rurale 2011 a été récemment rendu public. Le Fonds international de développement agricole (Fida) met l’accent sur la nette évolution de l’agriculture au Maroc, mais le chemin pour réduire la pauvreté est encore long.

Le Maroc compte encore des poches de pauvreté persitantes, notamment dans le milieu rural.

«Nouvelles réalités, nouveaux défis : de nouvelles chances pour la génération future », tel est le thème du rapport sur la pauvreté rurale 2011, réalisé par le Fida, l’un des organes phares de l’ONU. Il en ressort que le Maroc se caractérisait dans le temps par une pauvreté insupportable dans les campagnes en raison d’un problème de modernisation des outils et des activités des petits exploitants agricoles et d’une participation marginale de ces derniers dans l’effort de développement. Aujourd’hui, la vision agricole du pays a considérablement changé.

Le Maroc n’est plus un pays agricole

Le rapport sur la pauvreté rurale 2011 rapporte une analyse qui a établi une classification des pays par rapport à leur dépendance à l’égard de l’agriculture en tant que source de croissance et instrument de réduction de la pauvreté. Le Maroc, tout comme l’Égypte, fait partie des pays faiblement touchés par la faim, mais le chemin vers l’amélioration de la situation de la population rurale reste long. Verdict : « le Maroc n’est plus un pays à vocation agricole mais en transformation», peut -on lire sur le tableau.

La pluviométrie, insuffisante et variable, a déjà diminué la résilience de l’écosystème du haut plateau du Maroc oriental, constate le Rapport.

Néanmoins, en ce qui concerne le pourcentage moyen de sources de revenus agricoles, « le Maroc est au même niveau que le Nicaragua, avec un taux variant entre 60 et 90 % ». C’est surtout au nord du Maroc, entre le Rif et le Moyen-Atlas, que le rapport remarque ce phénomène : « Dans certains pays en cours de transformation ou en voie d’urbanisation, ou dans certaines zones de ces pays, la proportion des revenus provenant de l’agriculture peut rester très élevée – par exemple au Saïss ».

Gestion communautaire des parcours au Maroc

L’amélioration de l’infrastructure et des équipements a permis, d’après le même rapport, de faire réculer la pauvreté. « Un projet de la Banque mondiale portant sur la construction de routes au Maroc s’est traduit par une augmentation de la production agricole et de la productivité de la terre, une plus grande utilisation des intrants agricoles et des services de vulgarisation, et par une évolution vers les cultures de grande valeur », constate le rapport.

Prise de parts sociales

Sur un autre registre, le rapport évoque un plan de sauvetage titanesque appuyé par le Fida en 1995.  « Plus de 12 % des parcours du Maroc étaient dégradés, et l’on a pris conscience du fait que si ce problème n’était pas résolu, la dégradation mettrait en péril les moyens de subsistance de millions de ménages pastoraux », remarque le rapport. Le Fida s’est donc proposé, dans l’est du Maroc, d’établir un plan de sauvetage urgent « dans une zone couvrant quatre communes regroupant, sur trois millions d’hectares, une population d’environ 58 000 personnes », explique le rapport.

Fondé sur cinq points-clés, le Fida s’est engagé à, premièrement,« prendre les communes rurales et l’affiliation tribale comme bases de la création de coopératives », deuxièmement, à «  réorganiser les institutions tribales en coopératives de gestion pastorale chargées des choix technologiques et de l’administration de leurs ressources. », troisièmement, à « exiger des membres des tribus qu’ils acquièrent des parts sociales dans les coopératives»  et, quatrièment, à « favoriser la mobilité des éleveurs, suivant de nouveaux systèmes plus souples de gestion du bétail». Enfin, le Fida préconise « la prise de décision par consensus. »

Reste également à sensibiliser les populations rurales sur les dangers mençant aussi bien leurs activités que leur environnement. « Les populations rurales pauvres sont déjà confrontées au changement climatique et à ses effets. Les écosystèmes et la biodiversité qui soutiennent la production agricole sont en train de changer. Ainsi, la pluviométrie insuffisante et variable a déjà diminué la résilience de l’écosystème du haut plateau du Maroc oriental… », conclut le rapport.◆

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commentaires
  1. aziz afkir dit :

    Les mesures phares dictées par le Fida n’ont plus de terrain pour le Maroc actuel : les cooperatives se sont effondrés les tribus se sont dipapru parfois contre gré le feodalisme s’est enraciné par le biais des Kaptillistes qui s’accaparent des terrains de petiits fellah soit par l’achat au dirham derisoire soit par le biais des entreprises publiques ‘omrane ‘ par exemple ou par des particuliers notables de la tribue ou hors tribue normalement qui trouve toutes les facilités de la part des pouvoirs locaux et du ministere du tutelle et surtout avec les terres collectives malgré la reticence des indigènes et ayant droit personne ne les ecoutent la pauvereté rurale est accentuée davantage ces dernieres décennies l’expropriation et non egalité des forces entre les capitalistes  » bouchkara » et les petits fellah se sont les causes principales de l’exode rurale vers les villes et la montée de pauverté et par conséquent la criminalité

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