Femmes Marocaines: Ce qu’en pense la Banque Mondiale…

Publié: octobre 6, 2011 dans association, Blia, Cause humaine, Enseignement, maroc, Nationalisme, Politique, Siyassa, société

De bonnes appréciations, ou presque, pour le Maroc. C’est ce qui ressort de l’abrégé du long rapport sur Égalité des genres et développement 2012, publié par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement et de la Banque mondiale.

Le rapport soulève la question du quota et la qualifie d’« antidémocratique ».

Au cours des 25 dernières années, la condition des femmes a connu une évolution remarquable au Maroc. C’est lepremier constat du rapport  Égalité des genres et développement  2012, publié par de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement et de la Banque mondiale (BM). Un constat valable à tous les niveaux.

En ce qui concerne la scolarisation des jeunes filles, le rapport de la Banque mondiale constate une évolution exponentielle et pertinente, allant jusqu’à la comparer, au mieux, à celle des États-Unis. «Le rythme des transformations est stupéfiant. Il a fallu 40 ans aux États-Unis (de 1870 à 1910) pour porter le taux de scolarisation des filles âgées de 6 à 12 ans de 57 à 88 %. Le Maroc est parvenu à un résultat similaire pour ce groupe d’âge en -à peine- plus de 10 ans», peut-on lire dans le rapport.

Autre volet, le taux de fécondité. Dans un histogramme du rapport, il est constaté qu’en l’espace de 20 ans seulement, ce taux a considérablement baissé au Maroc, passant de 6 % à 3%. «Les ménages réagissent à ces signaux en éduquant leurs filles. […] et les écarts se sont rapidement comblés», souligne ce rapport.

Pouvoir politique et familial

En politique, et au moment où les femmes sont  mécontentes  du quota qui leur est réservé au titre des prochaines élections, le rapport soulève ce problème et le qualifie d’« antidémocratique». Il reste, cependant, optimiste quant au taux de représentativité des femmes marocaines. «Il convient par ailleurs de reconnaître les tensions qui peuvent résulter de l’application de quotas pour accroître la représentation politique des femmes, et d’en tenir compte. L’État qui impose des quotas doit, pour cela, circonvenir en partie le processus démocratique». D’un chiffre « honteux» le Maroc est passé à deux chiffres. «Le principe des sièges réservés  a permis de faire passer la proportion de parlementaires femmes de moins d’1 % à près de 11%», enchaîne le rapport.

Au sein du couple et de la famille et s’agissant de l’égalité homme/femme, le rapport souligne que «le nouveau Code de la famille adopté en 2004 ne comporte plus aucune référence au mari en tant que chef du ménage. Des efforts accrus doivent par ailleurs être déployés pour favoriser le respect de ces droits et mieux adapter les systèmes judiciaires aux besoins des femmes».

Reste que l’élaboration des politiques doit être revue afin de reconsidérer l’égalité entre les deux genres, puisque le Maroc prend encore des décisions sans tenir compte des femmes. Exemple : «Au Maroc, les hommes bénéficient de l’abattement fiscal pour les enfants à charge… Les femmes ne bénéficient de cet abattement que si elles prouvent que leur mari et leurs enfants dépendent d’elles financièrement. Ce système n’est ni efficace, ni équitable pour les femmes», conclut le rapport. Autant dire qu’une nouvelle génération de réformes s’impose… là encore.

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