Maroc: Peine de mort ou peine juste…

Publié: août 28, 2011 dans Cause humaine, maroc, Nationalisme, Pollution visuelle, société

Le Maroc aurait sans doute été le deuxième pays arabe après Djibouti à abolir la peine de mort si la bonne nouvelle n’avait pas été démentie par le ministre de la Communication. La question de la peine capitale n’en est pas moins, aujourd’hui, à l’ordre du jour.

[La mobilisation anti-peine de mort doit continuer.]

La décision était au programme du Conseil de gouvernement de jeudi dernier. Il s’agissait de ratifier le deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international des droits civils et politiques, qui suppose, de droit comme de facto, le consentement du Maroc à abolir la peine de mort. C’est du moins ce dont tous les militants des droits de l’homme se félicitaient à l’annonce du menu précité. Ils étaient bien naïfs. Contacté par Le Soir échos, Khalid Naciri dément catégoriquement ce qui n’aura été qu’un espoir. «La question de la peine capitale est très importante, mais nous n’allons pas la discuter aujourd’hui. Il s’agit, à ce jour-là, de discuter du protocole premier concernant les communications individuelles», a-t-il déclaré au Soir échos.

Une nouvelle fois, un autre faux espoir pour les ONG telles que l’AMDH ou l’OMDH. La présidente de cette dernière, Amina Bouayach, ne nous avait pas caché sa joie, croyant que la peine capitale allait enfin être discutée. Pour cette militante des droits de l’homme, «la peine capitale doit indéniablement être abolie (…). D’ailleurs, l’article 20 de la nouvelle Constitution parle du droit à la vie et le protocole doit être soumis à cela».

Rappelons que depuis le 5 septembre 1993, la peine capitale n’a plus été appliquée au Maroc. La dernière personne à avoir encouru cette peine était le commissaire Tabit pour «atteinte à la pudeur, défloration, viol avec violence, rapt et séquestration d’une femme mariée, actes de barbarie et incitation à la débauche» ; il avait été fusillé, pour ces actes barbares, sous le règne de Hassan II.

Actuellement, d’après les chiffres officiels, une centaine de personnes au Maroc seraient condamnées à mort, dont deux femmes. La sentence n’a pas encore été exécutée. Et c’est là un autre drame, celui de devoir vivre dans l’angoisse et la peur dans les couloirs d’une mort que rien ne justifie, sauf un vague référentiel islamique.◆

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