Archives de juin, 2010


Coïncidence ou pur hasard , c’est au cœur de l’un des quartiers les plus dangereux de la ville de Mohammedia que se trouve une niche de vendeurs d’herbes ou autres matières premières pour mixtures magiques. De diverses préparations pour des besoins de rituels « dits » innocents ou pour de la magie noire appelé « lkhyouba ».C’est la aussi que s’installe presque naturellement les fqihs, les voyantes et les pratiquants de sorcellerie de tout genre.

Peut être que ce sujet est un tabou mais pas dans le quartier douchmane.En réalité, c’est l’intersection de deux blocs très populaires la béta et Castor. Ici le pacte est tel que chaque personne étrangère est détectée , suspectée et systématiquement apeurée .On arrive tout de même à se fondre dans la masse si l’on sait dévier les difficultés.
Douchmane alors abrite plusieurs pratiques « ici rien ne surprend , il n’y a qu’ ‘à voir ce qui se vend au dessus de nos tetes »affirme un habitant.Effectivement,aux

devantures des boutiques sont suspendues des cadavres de gros lézards des renards et des organes de hyène , menacés faut il le rappeler de disparition dans le pays.

Il y’ a des marchands moins prolixes que d’autres certes mais tous sont d ‘accord pour dire que la magie existe et qu’il n y’a aucun mal à vouloir la contrer. On parle de bouwa, de peau de serpent de hadja, de crânes d’oiseaux, de peaux de singes , d’ossements , un jargon qu’il faut à première vue maitrisé pour gagner la confiance du vendeur. Celui-ci ayant peur de représailles de parts et d’autres se montrent très méfiant même si il pratique son commerce au vu et au su de tout le monde. «Mon mari a quitté le travail 15 jours parce qu’ ‘il a osé un jour vendre à une femme des substances nuisibles pour faire du mal à autrui » affirme une vieille vendeuse. C’est dire la grande et très importante distinction faite par tous les adeptes de la magie entre celle nommé « lmhabba » ( Koboul,ldoune,tfousikha…), et « lkyouba » qualifié de diabolique. Tous se rassurent comme pour se consoler en déclarant qu’il ne font que vendre .

Assurément , la sorcellerie a besoin de beaucoup plus que des substances dans une boutique. C’est un autre périple que de vouloir passer à l’acte. C’est à quelques mètres de la, au quartier Jamila que se trouve l’une des 6 « magiciennes » repérées dans le coin. Elle vit dans une chambre .Ses deux enfants sont expédiés dehors soit pour chercher les matières dont leur mères a besoin , soit lors de la venue d’un client. Le père, lui , est alcoolique. La dame dont il est question n’ a aucun mal à exposer sa vie conjugal devant ses clients , c’est même comme cela qu’elle nous décoince » certifie une jeune casablancaise venant la convoiter.Fetouma est unie à ses clients par le même souci, celui du secret absolu. « Je garde toujours le secret et je n’ accorde pas d’importance à l’argent » dit- elle. Une façon admise chez plus d’un pour fidéliser les moins hardis.

Une fois rassurée, la personne se laisse aller à l’évocation de ses désirs sans aucunes limites.Fetouma commence par tracer la vie de sa jeune cliente ne dépassant pas les vingtaines sur les cartes tout en se remémorant le bon vieux temps ou le gros de la demande était d’hommes connus à Mohammedia! La police ne frappait jamais à ma porte dit- elle confiante. N’avait-elle pas conscience que le législateur ne sait toujours pas trop comment ni dans quelle case classer ces affaires de sorcelleries?! De plus, mises à part les dénonciations possibles, la majorité des pratiquants du secteur n’ont jamais eu de démêlés avec la police.

La grâce du bouche-à l’oreille a fait son travail. La vieille voyante est connu dans la ville et ne cesse d’être citée pour ses qualités et ses propos « dits » sincères. Au beau milieu de la discussion , et alors que la cliente s’occupe de préparer le déjeuner de sa sorcière,Fetouma l’alerte très sérieusement sur le danger que représente la consultation d’un homme dans ce domaine, celui-ci pouvant profiter de sa cliente . »Ma sœur en a été victime dit-elle, elle voulait que son mari l ‘aime plus, c’est maintenant elle qui aime plus pas son mari mais ce fqih! »

Ce même fqih, qui interrogé sur les vertus de la cervelle de hyène, affirme qu’elle donnerait des capacités de séduction. «Efficace pour faire chavirer de désir de belles dames et pour se faire obéir au doigt et à l’œil ! » présume-t-il. Sa concurrente ne manque pas de dénoncer certaines propriétés redoutables des organes d’hyène, telles que l’esclavage psychologique d’une personne qui aurait été soumise une préparation. L’expression typiquement marocaine « il a mangé de la cervelle d’hyène » signifie donc qu’un individu n’a plus de volonté, qu’il est incapable de la moindre initiative personnelle. Ce hyène est traqué même dans les zoos, la subtilisation de la dernière hyène de zoo de Ain Sebaa il y’a dix ans témoigne de l’engouement que connait cet occultisme.

En tout cas, la magie noire ou la magie douce reste même pour les plus avertis de la ville de Mohammedia, un terrain inconnu, mystérieux et loin de concret. «Je le sais mais je trouve chez Fetouma le mal à mes maux, je n’arrêterai pas… »assure l’une des promises à la magie.

Sara Rami

Publicités

Taxi rouge de colère.

Anarchie. La majorité des taximen de Casablanca travaillent en fonction de leur humeur.

Dans les taxis rouges, les clients sont  tout, sauf des rois.

Du taximan qui ne s’arrête pas à celui qui fume nerveusement, les chauffeurs des petits taxis à Casablanca sont rien d’autre qu’une corvée, un mal nécessaire.

Qui régit ces excès ? Quasiment personne.

À la wilaya de Casablanca, sous couvert d’anonymat, une personne nous avoue « qu’il n’y a aucune vrai loi qui règlemente le métier des taximen. Quelques lois, par contre, qui datent de l’indépendance sont encore gardées.»

Le comble, c’est que les taximen, tout comme les citoyens, ignorent ces lois.

« Il n’y a pas de loi. Tu loues l’agreement, tu travailles et tu fermes ta gueule. Si tu parles de loi à quelqu’un ici, il va se moquer de toi. », affirme un taximan.

Pourtant, un juge nous confirme que si l’on se rend au bureau des taxis, situé au boulevard Roudani à Casablanca, il est possible de déposer ses doléances.

La procédure est longue, certes, mais le gain de cause est assuré. Le bureau des taxis, selon un agent de police, recence près de  1800 plaintes par an.

Mais, il  faut  prendre également le temps de jeter un coup d’œil au rétroviseur pour voir dans quelles conditions les taximen travaillent: pas de protection sociale, pas de droit à la retraite et salaire misérable. Eux aussi  devraient en avoir plein le cœur…

Le saviez-vous ?

Les textes de loi qu’on a pu obtenir de la Wilaya concernant les taxis rouge divulguent des informations bonnes à savoir.  Essayez de répondre par vrai ou faux.

1) Les personnes qui ont un agrément peuvent le louer ou le vendre à un chauffeur qui devra verser, à la fin de la journée une somme déterminée.                                           VRAI/FAUX

2) Le chauffeur de taxi peut se vêtir comme bon lui semble, fumer dans son véhicule s’il le décide et y manger entre midi et deux.                                                                                  VRAI/FAUX

3) Le chauffeur de taxi  n’a pas le droit d’aborder les voyageurs devant les portes des gares en leur proposant la destination qu’il désir.                                                                VRAI/FAUX

4) Les conducteurs de taxis  sont  tenus de prendre en charge toutes sortes de personnes.

VRAI/FAUX

5) Le citoyen marocain peut lancer des pierres sur le véhicule du taximen si ce dernier refuse de s’arrêter.                                                                                          VRAI/FAUX

********************************

1)FAUX ! D’après l’article 2 du permis de confiance : « Cet agrément est un document personnel, et n’accepte en aucun cas ni la cession gratuite ou en contrepartie, ni même n’admet l’association ou la location. »

2)FAUX ! En effet l’Article 27 stipule que «  les conducteurs de taxis doivent avoir une tenue propre et descente… » . Et l’article 28 d’enchaîner : «  Il est interdit aux conducteurs de fumer en conduisant et de manger à l’intérieur de leurs véhicules. »

3)VRAI ! La loi appelle cela du racolage et est interdit aussi.

L’article 29 du même Arrêté nous dit qu’ « il est expressément interdit aux conducteurs de taxis de racoler des voyageurs en offrant ou en faisant offrir par paroles ou gestes, l’accès de leurs véhicules au public.

4)FAUX ! les conducteurs de taxis ne sont pas tenus de prendre en charge des personnes suivant un convoi allant au pas, les individus en état d’ivresse manifeste, des personnes dont les bagages sont sal ou dégradants l’intérieur de la voiture et les personnes accompagnées d’animaux (Art.35).

5)C’est VRAI ! Non c’est une blague, c’est FAUX bien sûr! L’article que tous les citoyens et taximen doivent apprendre par cœur: «  Les conducteurs DOIVENT conduire les voyageurs à destination par le chemin le plus direct » (Art. 37).

D’autres articles parlent notamment d’impolitesse, grossièreté et  brutalité (Art.32). D’autres mettent l’accent sur les taxis en maraude. (Art. 33).

Relooking du parc des taxis

Bonne nouvelle pour les taximen (et les citoyens marocains aussi) : Le programme de renouvellement du parc de taxis (près de 9000 taxis) est sur le point d’être lancé. Le décret qui en fixe les conditions a récemment été publié au dernier bulletin officiel.

Suite à la grève des taxis du 3 au 6 avril 2007, un dispositif est en cour de conception par les pouvoirs publics. Concrètement, il sera question d’une subvention de 30% du prix du véhicule neuf, plafonnée à 35.000 DH.

De plus le propriétaire du taxi pourra bénéficier, d’une prime à la casse de 15.000 DH. Par contre l’ancien véhicule devra être déposé à la ferraille.

Petit bémol, les véhicules concernés par le renouvellement doivent avoir au moins 5 ans et avoir servi de taxi pendant les 3 dernières années au moment du dépôt de la demande de subvention, d’après l’Economiste.
Le programme semble être encourageant, du coup. Un taximan peut bénéficier de 50.000 DH s’il se procure un nouveau véhicule.

Néanmoins, la meilleure solution afin d’améliorer les erreurs du service des transports reste de les corriger soi-même, en portant plaintes évidemment.



Au regard disjoint, à la voix exquise et béate, à l’esprit coquin et la pensée fluide, Stéphanie Gaou Bernard m’annonce d’un air sérieux et pédant : « La librairie pour moi est un lieu anticonformiste. Un endroit d’amour et non pas un endroit ou il y a ceux qui connaissent et ceux qui ne connaissent pas… »

Femme de lettres, écrivaine, artiste, libraire et dégustatrice Stéphanie Gaou Bernard, est née une belle journée ensoleillée d’août dans la belle ville touristique de Cannes.

Son amour pour la méditerrané et son éducation dans une atmosphère d’artistes l’ont rendu tout simplement une passionné de la vie. « Mon arrière grand-père était le nègre de Jean Cocteau, poète aux multiples talents, » m’avoue-t-elle avec fierté.

Elevée par sa grand-mère, Stéphanie s’initie à l’amour de la beauté et de la culture dès son plus jeune âge.

Lucide, Elle décroche un DEUG en russe, fait une maitrise d’anglais, passe par l’université de Nice Sophia Antipolis, ensuite elle devient  professeur d’anglais puis trouve du plaisir à travaillé attaché de presse. Plus tard elle est recrutée pour un magazine qui s’appelait à l’époque « Pur Virus ». « C’était amusant comme expérience car à chaque fois on avait la tache de propager une rumeur ‘brandouille’ », glousse-t-elle.

De tout, elle aimait et aime et aimera éternellement  la lecture. Elle aime aussi tout ce qui se rapporte aux années 50’. Par contre elle n’aime pas la télévision. « Je n’arrive pas à sélectionner ce que je veux voir. La télévision à mon sens va trop vite. », Me dit-elle.

Stéphanie consume son adolescence grâce à aux livres et l’écriture et la peinture. Sa motivation dans ce qu’elle réalise consisterait jusqu’à aujourd’hui à présenter les villes qu’elle a visité, les uns après autres, en décrivant magistralement les plus inaperçus détails qu’elle distinguait. Une curiosité implacable qui fait de Stéphanie une Ibnou Batouta française.

Vers l’âge de 28 ans, elle décide de s’installer avec son mari au Maroc, précisément au Nord à Tanger, là ou la mer et la montagne la contingentait merveilleusement telle une valeur absolue. « J’aime particulièrement Casablanca pour faire la fête et m’éclater et Tanger pour me reposer et me la couler douce… », Reconnait-elle.

Depuis l’âge de 15 ans elle ne nie pas son rêve qu’elle a peut être réalisé aujourd’hui : « Je désirais toujours vivre à la côte d’Azur… Je me suis installé à Merchant (Tanger) au début dans une maison que j’ai achetée et j’avais l’ambition d’y lancer un restaurent. Ca na pas marché et donc je me suis dit que je vais faire ce dont j’ai longtemps rêvé : une librairie. »

Pour Stéphanie la librairie n’est pas un simple coin ou les livres s’entrechoquent imbécilement sur les étagères ni un lieu conçu spécialement aux « intellos », « C’est un lieu anticonformiste. Un endroit d’amour et non pas un endroit ou il y a ceux qui connaissent et ceux qui ne connaissent pas. En plus la littérature marocaine est bouillonnante, il y a beaucoup de chose à dire. Je pense aux Mythes du Maroc, par exemple,  c’est tout un monde ! » Remarque-t-elle.

Sans trop attendre, Stéphanie décide d’ouvrir sa propre librairie. Cette dernière allait avoir comme nom la Tangente mais c’était déjà pris. « Je suis parti expliquer au banquier mon projet de librairie, j’ai du lui réexplique, mais en vain. Il ne m’avait pas si bien compris. Je lui ai dis qu’effectivement, c’est insolite ! Ce mot, j’ai voulu le réutiliser car il me faisait rappeler une bien drôle de discussion, et puis voilà. », Conclut-elle.

Insolite. La très accueillante et chaleureuse librairie s’appelle ainsi. A l’entrée un miroir, symbole de transparence et de réflexion, puis à gauche à droite des étagères de bouquin par ordre alphabétique. Chaque titre interpelle le lecteur à prendre un bouquin et à s’installer sur les fauteuils ou les chaises, tous différents et insolites.  Les murs sont peints en vert, symbolique de la mère et du refuge. Au fond, on peut voir un mini-café très charmant, offrant aux gourmets des aromes délicieux, des biscuits-de-mère-grand et du thé aux mille et une saveurs.

« Je suis curieuse et il faut accepter de ne pas tout savoir. Je n’aime pas les étiquettes. », C’est ainsi que Stéphanie définit son métier.  Amoureuse de Camus et d’Abdellatif  Laâbi, elle fonde cette librairie afin de redonner un nouvel espoir à la culture marocaine. A Tanger, il faut l’avouer, on ne lit pas. Au Maroc, en général. Le monde arabe lit une demi-page par ans, d’après le dernier recensement. C’est déplorable effectivement. Pour Stéphanie, les marocains seront disponible à lire des livres si on leur redonne confiance en ce qu’ils sont.  « Il faudrait leur donner conscience en qui ils sont, ne pas leur faire subir le complexe d’infériorité. », affirme-t-elle.

«Le Maroc m’a appris à ne surtout pas être pressé mais ne surtout pas s’empêcher d’être impatiente. » se confie-t-elle.

Par contre le constat flagrant qui ne peut être caché et qui est connu : « Je suis déçue par le manque de civisme, » révèle-t-elle d’une voix tristounette.

Mais toujours joyeuse, Stéphanie compte mener à terme l’objectif qu’elle s’est fixé : Faire aimer la lecture, la culture en général, aux Marocains.

Pour les journalistes marocains, elle a voulu transmettre un message particulier : « Emerveillez-vous ! C’est dans l’oppression qu’on développe l’imagination. »

Je quitte Stéphanie, Les Insolites et Tanger. Je garde comme souvenirs un amour fou pour les livres, leur adresse et leur ville d’inspiration.


Le 27 décembre // mémoire de l’invasion et de l’assaut militaire israéliens dans la Bande de Gaza :

« Opération plomb durci ».

Aujourd’hui, Six Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne, selon l’armée et les médecins palestiniens. Ce drame a eu lieu a la veille du 27 décembre 2009, le premier anniversaire de l’invasion et de l’assaut militaire israéliens dans la Bande de Gaza connu sous le nom « Opération plomb durci ».          Cette guerre a débuté pour le rappeler,  un  27 décembre 2008, puis une légère trêve s’est imposée le 18 janvier 2008, puis une rapide reprise meurtrière aurait duré jusqu’au 25 mars 2008 (ou jusqu’à aujourd’hui [2009] ?).

Une invasion condamnée oralement par le monde entier, mais  oralement seulement.

Le je-m’en-foutisme  des états et des pouvoirs (tous confondus) a atteint son apogée cette année. Des responsables d’entreprises ont  même fait preuve de complicité sioniste ici, au Maroc.

Je vous invite à lire loyalement des articles concernant la dernière affaire du camarade Mohamed Benziane et à signer la pétition, si vous y adhérez…

Blog de larbi : http://bit.ly/7hAIfY

Pétition : http://bit.ly/7QSo1m

Une mort au ralenti est à souligner pendant toute cette période, puisqu’un rapport effectué par   » chercheurs sur les armes nouvelles » formé de scientifiques et  de médecins siégeant en Italie a révélé que « L’offensive israélienne Plomb durci menée il y a un an par l’entité sioniste a empoisonné la Bande de Gaza. ».

L’empoisonnement,  littéralement/médicalement parlant.

En effet, après des prélèvements,  le rapport parle de métaux lourds, tels que l’altangostin, le mercure, le cadmium, et le molybdène.

Ces derniers sont responsables de tumeurs, des problèmes de fertilité, des déformations chez les nouveau-nés et des maladies héréditaires.

« Mais le plus important est que c’est aussi la première fois que l’on observe de la molybdène, qui est un élément que l’on retrouve très rarement dans les sols. Il a été trouvé dans tous les cratères  à une concentration très élevée (0,1 à 12 ppm), dépassant le taux normal de 25 à 3000 fois »,  fait remarquer une experte.

Ce métal  s’attaque même aux embryons.

Une volonté d’en finir, sans aucun doute, définitivement, avec un peuple nommé Palestinien.

Je ne voudrais pas faire parti de cette terre pour annoncer un jour dans les medias au Monde entier qu’ « aujourd’hui, Israël  a sa terre Promise, la Palestine est désormais un Mythe ».

La guerre plomb durci a fait près de 1330 morts palestiniens et 13 morts israéliens. Des chiffres qui parlent et dérangent surtout les responsables arabes, nuls vraisemblablement en mathématique et en logique. Avec les attaques de ce matin là, il n’est pas difficile de comprendre que le mot Paix n’existe pas dans les dicos sionistes.

Une autre vérité amère, à part celle des armes chimiques, est celle de l’Agenda Religieux Israéliens. Je vous explique.

« Raisins de la colère», « Jour de pénitence » , « Nuages d’automne »,  « Hiver chaud »,  tout ces noms de codes des opérations militaires menées par Israël ont souvent des connotations  religieuses ou saisonnières. Et  « plomb durci » alors ?

Les israéliens ont une croyance forte en la terre promise par Dieu et ils s’attachent à leur Agenda religieux qui est l’ensemble des épisodes et des prophéties de leur Mishna et Tanakh (livres religieux juifs).

Comment je le sais ? Eh bien j’ai cherché à savoir sur le net d’où venait l’appellation « Plomb Durci ». J’ai eu la surprise de découvrir non seulement ce respect minutieux de l’agenda religieux juif mais aussi une origine poétique du non de cette guerre.

Haim Nachman Bialik (1873 – 1934),  l’un des pionniers de la poésie en langue hébraïque et connu comme le poète national d’Israël dit dans l’un de ses poèmes :

“Teacher bought a big top for me,

SOLID LEAD, the finest known.

In whose honor, for whose glory?

For Hanukkah alone. »

&&&&&&&&&&&&&&&

« Maitre, achète-moi  une toupie
AU PLOMB DURCI, la plus belle connue.
En l’honneur de qui, pour qui la gloire?
Pour Hanoucca seulement.* »

*(Traduction personnelle)

Les militaires israéliens ont choisi de faire référence à ce poème traditionnel de la fête d’Hanoukka, la fête juive des Lumières ou de l’édification.

Aujourd’hui, jour du début des frappes aériennes israéliennes, était le sixième des huit jours de cette célébration.

On comprend mieux pourquoi six palestiniens ont été tués par l’armée israélienne samedi. Respect de culte et question de spiritualité…

S’il vous plait, une petite pensée aujourd’hui, aux âmes qui ont péri à Gaza, il y a une année maintenant….

Merci Bien, bonnes fêtes de fin d’année.


Je peux comprendre et admettre que nous n’avons plus d’équipe nationale marocaine de football véritablement formée. Je peux par la suite tolérer les défaites que les lions de l’Atlas ont encaissé. Après tout, ce n’est qu’un sport. Un ballon rond et 22 personnes qui courent après. Rater des matchs de football, c’est pas grave. MAIS RATER SA FETE D’INDEPENDANCE ?!?! Alors là, c’est un scandale.

Hier c’était le 52ième anniversaire de l’indépendance du Maroc et il s’est déroulé dans une atmosphère morose et désintéressée. Les marocains ont fêté, par contre, une victoire, n’en déplaise à dieu, algérienne…

Les gens ne s’intéressent plus à cela ou quoi ?  Ou est ce PATRIOTISME ? Le patriotisme au Maroc est en voie de disparition. Même la presse ne s’est pas beaucoup arrêtée sur cet événement. La Blogama, un chwia.  Un journaliste qui n’aime pas son pays est un philosophe du boudoir.

Pourquoi Le 14 juillet en France est fêté chaque année avec une ferveur plus immense que la précédente. On a chaque fois l’impression que les français venaient à l’instant de décrocher leur Révolution…  Pourquoi Les juifs, eux, parlent chaque seconde de leur Histoire, des soldats martyrisés, détruits, torturés et brulés dans la Shoah par le nazisme. Pourquoi nous on parle à demi-mots d’Abdelkrim El Khattabi, du mouvement nationaliste qui veut tirer son épingle du jeu politique- en vain-, du PJD pour justifier notre conservatisme et des relations Marco-mondiaux. L’identité nationale doit tout le temps nous interpeller. Ce qui n’est pas le cas.

Il faut revoir cette question de patriotisme. Cela me ronge l’esprit constamment.  Car elle est en agonie. Elle n’existait auparavant qu’au foot. Maintenant plus de foot, plus de patriotisme.

Un Marocain qui ignore la superficie terrestre de son pays, est il Marocain ? Un marocain qui ne connait pas par cœur son Hymne nationale, est il Marocain ? Un marocain qui n’écoute pas avec un silence religieux les discours royaux, est il Marocain ? Un marocain qui ne connait pas son histoire, les grands chiffres de son pays, rate la fête d’indépendance de son pays, est il Marocain ? Je ne pense pas. Non, je suis sûr, il n’est pas marocain.

Hier, tout le monde s’était focalisé sur le match des Algériens. Peu de personnes ont abordé la question du patriotisme, le sens de la nation chez nous, l’idée de l’indépendance.

Regardez les égyptiens, apprenez du Match d’Hier. Les commentateurs égyptiens ont tous sombrés d’un discours sportif vers un discours patriotique. On sent qu’ils bouillonnent de l’intérieur dès que leur appartenance et leur référentiel identitaire est en jeu. Je n’ai jamais vu un peuple arabe qui aime autant sa nation, qui est près à mourir pour elle.

Demandez à un marocain, si il est prêt à mourir pour son Pays …Vous savez quoi, j’inclinerais pour ma part à penser que les MRE sont plus patriotique que les MRM (marocains résidents au Maroc).Bonne fête algérienne d’indépendance, chers marocains.


« … Je viens prier non les dieux, mais les législateurs, […], d’effacer du code des Français les lois de sang qui commandent des meurtres juridiques, […]. Je veux leur prouver, 1° que la peine de mort est essentiellement injuste ; 2° qu’elle n’est pas la plus réprimante des peines, et qu’elle multiplie les crimes beaucoup plus qu’elle ne les prévient. (Robespierre, Discours sur la peine de mort, le 30 mai 1791 au sein de l’Assemblée constituante).

“Hajj” Mohamed Mustapha Tabit, ex-commissaire principal et patron des RG à Casablanca est le dernier marocain à avoir subi la peine de mort ( ce que j’en sais… ?) pour “atteinte à la pudeur, défloration, viol avec violence, rapt et séquestration d’une femme mariée, actes de barbarie et incitation à la débauche”…

C’était  le 5 septembre 1993.

Après ce lynchage, le Maroc multiplie les condamnations dans les couloirs de la mort, seront-ils exécutés ou pas… ? J’ignore.

La situation de la peine de mort au Maroc est en cela paradoxale.

Il n’y a pas d’indifférence pour l’abolition de cette peine chez les citoyens. Mais les politiciens ne s’en mêlent pas beaucoup… C’est décevant de voir que même les quelques socialistes (pps) et les islamistes (pjd) ne s’y intéressent que par suivisme… Ils attendent la décision de la grande autorité pour s’y sentir concerné. Il n’y a pas à mes yeux un certain courage de l’action humanitaire chez ces personnes là.

Mais, franchement, la peine de mort prend diverses formes chez nous au Maroc…

Le 10 octobre est une journée contre la peine de mort, la santé mentale et les soins palliatifs. Feu Khadija Lahdiji, si l’on se rappelle de cette pauvre femme, délaissée sur le parterre de l’hôpital Averroès de Casa,  n’aurait pas eu la force en tout cas de fêter ces trois événements. Elle a subi le total laxisme médical : « Il n’y a plus d’espoir ! Attendons que cette veille meurt… », Ainsi raisonnaient sans doute ses assistants médicaux autour d’un café tout en bavardant et rigolant bruyamment … C’est pire qu’une peine de mort!

A mon avis la peine de mort est un simple pense-bête. On calme le peuple en exécutant un bouc-émissaire.

Celui qui a une démence, un trouble psychique, une perversion, un manque-peut-être,  ne mérite pas la mort mais le soin psychiatrique.

Celui qui est coupable de terrorisme, d’homicide ou de fraude ne mérite pas non plus la peine de mort. Il mérite une thérapie correctionnelle. Mais c’est loin.

Allez voir un psy relève encore du tabou au Maroc ? Je pense que ce n’est plus le cas. Les fous ne vont pas voir un psy, les fous ne veulent voir personnes.

Des fois on n a pas besoin de peine de mort. Au Maroc on se persécute tout seul, on pense souvent au suicide ; le sujet le plus important d’après Camus.

Qui mérite la peine de mort ? Les incorrigibles. Non ?

M’énervent

Publié: juin 8, 2010 dans maroc

En matière de justice mon pays a fait beaucoup de bêtise ces derniers mois, les premiers mois de la deuxième décennie de sa majesté le Roi.  Et cela ne me laisse point indifférent. Ca m’exaspère et me rend plus stressé que d’habitude.

Le premier évènement  s’était déclenché pendant le mois du Jeûne. Zineb et ses amis Maliens manifestent contre un article du code pénal qui marginalise les non-musulman du Maroc et considère que Marocain=Musulman. Manifestement « Nous Vivons avec des lois du moyen âge », K.Guedar.

Le Maroc, mine de rien, a signé, cette phrase de l’Article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu’en privé. » A mon sens, On ne devrait plus signer un texte tant qu’il relève du charabia pour nous…

Zineb et une de ses amies, Ibtissam devaient se rendre aujourd’hui en France pour  répondre à une invitation d’une rencontre-débat sur les libertés, organisée par l’association française Manifeste des Libertés. Une fois à l’aéroport, cerise sur le gâteau,  interdiction de quitter le territoire marocain.

L’article 2 du protocole additionnel n°4 à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales énonce:

« 1.Quiconque se trouve régulièrement sur le territoire d’un Etat a le droit d’y circuler librement et d’y choisir librement sa résidence.

2. Toute personne est libre de quitter n’importe quel pays, y compris le sien. »

Le deuxième événement, c’est celui de Khadija Lahdiji. Une femme qui ne peut pas mourir tant que je l’héberge dans mon esprit. Dommage qu’elle a été « héberger » à l’hôpital Ibnou Roshd de Casablanca. Morte à cause du laxisme médical.  Cela arrive tout les jours, mais, ca ne doit plus avoir lieu. Tout le monde préfère allez dans des hôpitaux privé. Mais ce n’est pas tout le monde qui a les moyens, avec un Smic d’environ 1500 DH.

Dans les hôpitaux publiques de mon pays, les médecins disent à leurs patients : « Va achetez ton pansement. Tu devrais penser à ramener avec toi ton Bétadine. Tu penses qu’on a une réserve de coton ici ? »

Le troisième événement, Une autre Zineb, cette fois-ci, une petite fille mineure. Sauvagement battue par sa dame, femme d’un magistrat. La justice marocaine a enfin condamné lundi à trois ans et demi de prison ferme et 100.000 dirhams d’amende cette « femme ». Quand on brule et bat une fille, on ne mérite pas ca, monsieur le juge, je suis désolé, vous êtes très débonnaire. Justice injuste encore une fois, même si le code de travail interdit le travail d’enfants âgés de moins de 15 ans, des marocains, souvent qualifié de Bourgois et d’intellectuelle, exploitent 600.000 enfants âgés de moins de 15 ans, dont la moitié sont de filles et 88 % issus du monde rural. Pratiques à mon sens esclavagistes !

Quatrième événement de ces 3 mois sanglants, c’est la censure catégorique de la presse.

Après tel-quel et son rapport positif sur le Roi, on a  fermé  les bureaux de Khabar al Yawm et d’Almishal. Le premier a dessiné une demi-croix sur le drapeau marocain, le second a parlé sur la santé du roi.

« Ce qui se passe est grave, très grave et remet en cause tout l’avenir démocratique de notre pays » Ahmed Benchemsi. Ce quidam a enfin dit une phrase digne d’être citée…

Le Maroc est entrain de muselé la presse en plus de répondre positivement à la plainte du guide libyen Mouammar Kaddafi le 29 juin 2009 contre trois quotidiens marocains, Al-Jarida Al-Aoula, Al-Ahdath Al-Maghribia et Al-Massae (eh oui, à l’époque Nini était encore de gauche…).

Le Maroc encaisse un autre problème, original, certes, le problème de l’indépendance de la justice marocaine à l’égard de pressions étrangères. Demain quand Obama décidera pour nous que le Maroc est un pays Bouddhiste, j’aimerais bien voir ce que ca donne 35 millions de marocains fatalistes, tous crâne rasé…

Il y a encore d’autres problèmes qui soulèvent chaque jour des tollés.

Polices à pratiques animales (Cf. Vidéo police de Fès) , délinquants (Je ne me rappelle plus de la dame qui m’avait dit qu’elle se voit obligée de sortir avec au moins 2O dh dans sa poche pour que si jamais on l’agresse elle trouve quoi donner…) , Cannabis , corruption , enseignement….

Au fait, le Maroc souffre de tous les problèmes. A l’échelle mondiale, il a régressé : 130ème sur l’échelle du développement humain. Mon dieu nous vivons dans un pays en pailles A quand la réforme générale du Maroc?